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· XXe siècle
| Époque / Période | XXe siècle |
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La Spirale du bélier
Peu de formes animales portent autant de sens que le bélier. Dans de nombreuses régions d’Afrique et du monde méditerranéen, il incarne la force, l’autorité et l’abondance, et ses cornes, qui ne cessent de croître et de s’enrouler, sont depuis longtemps lues comme le signe d’une puissance qui se renouvelle.
Ici, les cornes sont toute l’histoire. Elles se déploient vers le haut et vers l’arrière en une spirale complète, si ample qu’elles forment des anneaux ouverts de part et d’autre de la tête, presque comme des anses. Peintes d’un rouge profond et finement côtelées, elles portent la couleur la plus franche de la pièce et attirent aussitôt le regard vers le sommet de la tête de l’animal.
Tout le reste paraît calme en comparaison : le ventre rond et lisse, les sobres lignes perlées qui le divisent en sections, l’expression patiente du visage. La peau cloutée de la tête évoque les boucles épaisses de la toison.
Le museau s’allonge vers l’avant en un bec verseur. Ce que ce vase contenait jadis devait s’écouler de la bouche même du bélier, faisant d’un geste simple un petit acte de théâtre.
Vase globulaire sur pied mouluré, dont le col s’élève en une tête de bélier. De puissantes cornes en spirale, côtelées et peintes en rouge, s’enroulent vers l’arrière pour former une boucle ouverte de chaque côté de la tête.
La tête est couverte de rangées de petites pastilles rondes, les yeux en amande sont rehaussés de rouge, et le long museau se termine par un bec verseur ouvert. Le corps est divisé par des bandes verticales perlées, avec des panneaux de fins croisillons à l’épaule.