

Image 1 sur 3
· XXe siècle
| Époque / Période | XXe siècle |
|---|
Le Rictus peint
La couleur change tout. Là où la plupart des terres cuites parlent en nuances de terre, cette figure porte encore sa peinture : du rouge sur les lèvres, du rouge dans les oreilles et autour des yeux, du blanc sur les dents. L’effet est saisissant, comme un visage surpris en plein cri.
Rit-elle ou menace-t-elle ? Sans doute les deux. Dans bien des cultures, le rictus du primate qui montre les dents se tient sur cette ligne ténue entre le jeu et l’avertissement, et l’artiste semble prendre plaisir à nous laisser dans le doute.
La créature trône avec une parfaite assurance au sommet du vase, ses longs bras abaissés, les mains posées sur sa courbe comme si elle en était la maîtresse. En dessous, le panneau ovale de rosettes se lit comme un bouclier ou un emblème porté sur la poitrine du pot.
De profil, la tête bascule en arrière et la bouche ouverte pointe vers le ciel. C’est la posture d’un appel, et le vase devient le corps qui porte la voix.
Vase globulaire sur pied couronné d’un primate assis dont la tête s’ouvre en une large bouche grimaçante. Le pigment rouge souligne les lèvres et emplit les grandes oreilles et les orbites, tandis que les rangées de dents sont rehaussées de blanc.
Les longs bras descendent se poser sur l’épaule du pot, chaque poignet et chaque cheville chargés de lourds anneaux. Un panneau ovale de petites rosettes, encadré d’une bordure crantée, orne le devant du corps.